Yvon Lapointe

Je suis né le 17 avril 1957 à St-Magloire, dans Bellechasse. J'ai 3 enfants. Dans mes plus lointains souvenirs, j'ai toujours été attiré vers les activités de plein air et l'aventure.

J'ai étudié 4 ans à Baie-Comeau en aménagement de la faune. J'ai travaillé comme guide de pêche au nord du lac Saint-Jean et guide au caribou au nord de la rivière Georges près du Labrador.

J’ai toujours été fasciné par les récits des coureurs des bois qui, à l'époque de la traite des fourrures, partaient en canot pendant des mois. Je voulais, une fois dans ma vie, vivre un peu ce que vivaient ces aventuriers. Je rêve depuis toujours de voir les eaux de la rivière Caniapiscau. De découvrir ces grands espaces. De vivre une relation étroite avec la nature et au rythme de celle-ci. Je remercie la vie de m’avoir donner la santé pour réaliser cette aventure. Je remercie sincèrement ma conjointe Lise qui m’a secondé et encouragé pour ma traversée du Canada à vélo et maintenant ma traversée du Québec en canot. Je remercie le destin d’avoir mis sur ma route Laurent, un coéquipier d’une grande valeur.

Laurent Lemieux

Je suis né le 21 mai 1966 à St-Magloire, dans Bellechasse. J'ai 2 belles grandes filles, Karolann et Jaël. Depuis mon enfance, j'ai toujours été captivé et attiré vers le Nord. Dans l'histoire du Canada, il n'y a eu que deux sujets qui m'intéressait : les explorateurs et les coureurs des bois.

Bien que cette expédition en canot vers le Nord est un défi en soi, il y aura aussi deux autres défis qui pointeront à l’horizon pour moi. Étant de nature solitaire et divorcé depuis de nombreuses années, je devrai m’habituer à la présence d’une autre personne 24 heures/jour et d’apprécier et accepter la "ixième" journées consécutives de pluie ou de mauvais temps. Ce qui me passionne dans cette expédition vers le Nord est d’être constamment en contact avec les quatre éléments de la nature : la terre, l’eau, le feu et l’air. Je pourrai enfin vivre la liberté du nomade comme l’ont fait les Amérindiens et les Inuits. Être à la merci de la nature nous oblige constamment à se dépasser, d’être ici et maintenant pour faire face à l’imprévu et à l’insécurité. À prendre conscience qu’avec la force et la beauté de la nature, nous pouvons accéder à une force spirituelle qui est en nous pour nous aider à découvrir et à développer notre plein potentiel. Bref, pour moi, cette expédition en canot de Manic 1 à la Baie d’Ungava d’une distance de 1450 kilomètres sera tout simplement un voyage spirituel.